Fort de Champex – début de saison 2021

Fort de Champex – début de saison 2021

C’est un réel plaisir de retrouver l’ouvrage d’artillerie de Champex-Lac.

Le fort de Champex-Lac contient 2 batteries de canons 10,5 cm et 7.5 cm disposant chacune d’un PCT (poste de calcul de tirs), d’une centrale de batterie, deux magasins de munitions (obus et charges), deux postes d’observations liés aux batteries, d’une centrale de communication téléphonique, d’une caserne comprenant une cuisine et un réfectoire, ainsi qu’un mess d’officiers, 3 dortoirs pour loger la troupe et des chambres pour les sous-officiers, un dortoir pour les officiers de la compagnie et ceux d’autres unités (Cp dir feu, EM du Gr art), deux chambres individuelles (Cdt cp et Cdt gr), deux salles des machines (filtres, moteurs et génératrices d’électricité) ainsi qu’un réservoir d’eau alimenté par une source souterraine. 

La visite avec notre guide et président de l’association, Jean-Pierre Salamin, est emplie d’anecdotes savoureuses, sur une base historique solide.

N’oubliez pas de mettre à votre agenda, cette visite adaptée à tout âge, de 7 à 97 ans.

Association proforteresse

VD – PC de régiment- F1680

VD – PC de régiment- F1680

Dans une forêt de la région de Gimel, se trouve un pc de régiment qui est exploité par l’association lemanswissfortress.ch. Cette association a pour objectif :

  • l’acquisition, la sécurisation, la préservation et la maintenance d’ouvrages militaires de l’armée Suisse dans leur état originel après leur déclassement; à cette fin, l’association peut acquérir des droits de toute nature sur ces ouvrages ;
  • la mise à disposition d’ouvrages militaires aux troupes militaires Suisse;
  • la collaboration avec les autorités fédérales, militaires, cantonales et communales ainsi qu’avec les personnes privées qui visent des buts semblables aux siens.

Je vous en livre mes impressions photographiques.

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lance-mines bitube 12 cm – A401 –  Saxon-Sapinhaut

lance-mines bitube 12 cm – A401 – Saxon-Sapinhaut

LM12 Saxon-Sapinhaut

Bonjour Chers Amis des Forteresses,

La commune de Saxon, dans sa séance du 19 avril 2021 a préavisé favorablement la gestion du Lance-Mines 12 cm bitube de Saxon (Sapinhaut) par notre association www.cipad.ch.

Ce samedi 15 mai 2021, la remise des clefs de l’ouvrage a lieu en présence du conseiller communal et capitaine Sébastien Rhoner.

C’est avec plaisir que CIPAD va se charger de la mise en valeur de cet ouvrage. Elle organisera la mise en place et la conduite de visites par nos guides et des guides locaux à former.

Merci à la commune de Saxon www.saxon.ch pour la confiance et pour leur action en faveur de la sauvegarde du patrimoine.

Lance-mines de forteresse bitube 12 cm

L’Armée suisse a mis sous cloche différents types de lance-mines dans ses forteresses (de) ou des monoblocs. Dans les Alpes, la météorologie et le terrain limitent toujours la mobilité. L’artillerie de forteresse, et notamment le lance-mines, reste un important moyen d’appui.

Le lance-mines d’un calibre de 120 mm développé en 1959 et d’une portée de 8 km a été modernisé et mis sous cloche dans des monoblocs ou sous roche sous le nom de lance-mines de forteresse bitube 12 cm .

A partir de 1987, sa portée maximale est alors améliorée à 9 km et à une cadence de tir de 12 coups par minute par tube ou 24 coups par minute par monobloc. Plus de 100 monoblocs lance-mines de forteresse bitube 12 cm ont été construits dans le pays. Ils ont été conçus pour un appui feu immédiat aux bataillons et compagnies d’infanterie.

Ils étaient capables de combattre les blindés grâce à la munition antichar Strix, dotée d’une tête chercheuse infrarouge.

Il existe quatre plans principaux :

  • le monobloc sur deux étages avec entrée verticale,
  • le monobloc sur un étage avec une entrée verticale
  • le monobloc sur un étage une entrée horizontale (comme l’ouvrage de Saxon-Sapinhaut et de Dailly-Planaux)
  • l’ouvrage en casemate ou sous roche.

Ces ouvrages ont été mis hors service en 2011 en même temps que les canons de forteresse de 15,5 cm

Ballade au Val de Travers – Mars 2021

Ballade au Val de Travers – Mars 2021

Rencontre avec Pro Fortins Neuchâtel

 

 

Promenade dans les secrets du Val de Travers avec l’agréable compagnie de passionnés de la fortification.

“Avant 1938 la couverture de la frontière était assurée par les bataillons du Landsturm recrutés dans la région limitrophe 24 ou 48 heures avant le premier jour de mobilisation. Ils étaient en mesure de barrer les accès principaux au territoire.

Les quelques faiblesses de ce système remarquées lors de la grande guerre 14-18 forcèrent l’état-major à constituer, à titre d’essai, une couverture territoriale renforcée chargée de barrer en profondeur les principaux axes d’accès du pays.

En ce qui concerne le canton de Neuchâtel cette mission fut attribuée en 1936 au divisionnaire Roger de Diesbach commandant de la 2ème division.

Il décida de barrer les 3 axes principaux du canton soit : La Vue des Alpes, La Tourne et le Val de Travers, constituant une dizaine de groupes d’arrêt et une quinzaine de postes de sûreté aux endroits où les chars ennemis ne pouvaient quitter aisément les axes de pénétrations.”

 Impressions photographiques.

 

Liens intéressants en rapport à un travail commun de l’uni Neuchâtel et Pro Fortins

Atlas_IGG-PROFORTINS_2016.pdf

Crêt-de-l’Anneau Val-de-Travers

Axe Sainte-Croix – Fleurier

Axe La Brévine – Val-de-Travers

Môtiers – Acquisition LM 12 cm

Les Toblérones de Bex – Saint-Maurice

Les Toblérones de Bex – Saint-Maurice

Les Toblerones sont des fortifications anti-chars construites lors de la Seconde Guerre mondiale. Bien entendu que tous les membres de l’ASMEM ont fait des exercices avec la conduite des barrages et des ouvrages minés.

Nous en trouvons sur la municipalité de Bex qui en est devenue propriétaire, à la limite de Lavey-Morcles. Les habitants les ont surnommés « Toblerones », car ces fortifications en dents de dragon rappellent la forme du fameux chocolat suisse éponyme. Ces lignes anti-char ont été construites pendant la Seconde Guerre mondiale dans les régions frontalières et sur des points clefs, alors que la menace allemande envahissait la France et s’approchait de notre pays. Si dans un premier temps, ils ont été destinés aux axes frontières, les grands axes de pénétration en ont été équipé. Cette barrière anti-char est couverte par les tirs des forts de Cindey et de Toveyres

Le système de défense militaire suisse connaît un tournant en 1940 lors de la défaite de la France face aux nazis. Jusqu’alors, l’armée helvétique s’en tenait au dispositif Limmat (fortification d’une ligne longeant le Rhin au nord de Zurich). « Or, la débâcle française ruine cette stratégie. C’est désormais le concept de réduit national qui s’impose », confie Alexandre Vautravers. Le rédacteur en chef de la « Revue militaire suisse » précise : «Le réduit national privilégie un but: tenir dans les Alpes.» Il coïncide avec la construction de gros ouvrages reliés par des galeries souterraines. Le fort de Dailly (Alpes vaudoises) illustre ce gigantisme avec ses tunnels et sa capacité d’accueillir une dizaine de milliers de soldats.

Alors petites visites « sous la neige » d’une partie de notre patrimoine.

Planaux – sommeil hivernal

Planaux – sommeil hivernal

Les fortifications ont toujours représenté un monde secret. Elles sont placées dans une zone militaire, d’accès restreint; cela tient au fait qu’on veut cacher les possibilités tactiques et techniques des installations, mais aussi qu’on n’a pas la possibilité de les déplacer.
En plus, elles sont souvent enterrées et ne montrent qu’une infime partie d’un vaste monde souterrain, ce qui augmente leur côté mystérieux; le camouflage parfois savant qu’on y apporte ne fait qu’amplifier le phénomène, en laissant deviner sans montrer. Il ne faut dès lors pas s’étonner que les ouï-dire soient fréquents, que les rumeurs soient aussi nombreuses que fantaisistes, que des mythes se développent et se propagent, et que certains atteignent même le délire; bien des lecteurs auront déjà entendu parler des immenses cavernes sous rocher des fortifications helvétiques, des pistes d’aviation souterraines et des tunnels sans fin qui relient un bout des Alpes suisses à l’autre…

Alors pendant ce temps, je me repose avant une ouverture au public.