Fort de Champex – début de saison 2021

Fort de Champex – début de saison 2021

C’est un réel plaisir de retrouver l’ouvrage d’artillerie de Champex-Lac.

Le fort de Champex-Lac contient 2 batteries de canons 10,5 cm et 7.5 cm disposant chacune d’un PCT (poste de calcul de tirs), d’une centrale de batterie, deux magasins de munitions (obus et charges), deux postes d’observations liés aux batteries, d’une centrale de communication téléphonique, d’une caserne comprenant une cuisine et un réfectoire, ainsi qu’un mess d’officiers, 3 dortoirs pour loger la troupe et des chambres pour les sous-officiers, un dortoir pour les officiers de la compagnie et ceux d’autres unités (Cp dir feu, EM du Gr art), deux chambres individuelles (Cdt cp et Cdt gr), deux salles des machines (filtres, moteurs et génératrices d’électricité) ainsi qu’un réservoir d’eau alimenté par une source souterraine. 

La visite avec notre guide et président de l’association, Jean-Pierre Salamin, est emplie d’anecdotes savoureuses, sur une base historique solide.

N’oubliez pas de mettre à votre agenda, cette visite adaptée à tout âge, de 7 à 97 ans.

Association proforteresse

Les Toblérones de Bex – Saint-Maurice

Les Toblérones de Bex – Saint-Maurice

Les Toblerones sont des fortifications anti-chars construites lors de la Seconde Guerre mondiale. Bien entendu que tous les membres de l’ASMEM ont fait des exercices avec la conduite des barrages et des ouvrages minés.

Nous en trouvons sur la municipalité de Bex qui en est devenue propriétaire, à la limite de Lavey-Morcles. Les habitants les ont surnommés « Toblerones », car ces fortifications en dents de dragon rappellent la forme du fameux chocolat suisse éponyme. Ces lignes anti-char ont été construites pendant la Seconde Guerre mondiale dans les régions frontalières et sur des points clefs, alors que la menace allemande envahissait la France et s’approchait de notre pays. Si dans un premier temps, ils ont été destinés aux axes frontières, les grands axes de pénétration en ont été équipé. Cette barrière anti-char est couverte par les tirs des forts de Cindey et de Toveyres

Le système de défense militaire suisse connaît un tournant en 1940 lors de la défaite de la France face aux nazis. Jusqu’alors, l’armée helvétique s’en tenait au dispositif Limmat (fortification d’une ligne longeant le Rhin au nord de Zurich). « Or, la débâcle française ruine cette stratégie. C’est désormais le concept de réduit national qui s’impose », confie Alexandre Vautravers. Le rédacteur en chef de la « Revue militaire suisse » précise : «Le réduit national privilégie un but: tenir dans les Alpes.» Il coïncide avec la construction de gros ouvrages reliés par des galeries souterraines. Le fort de Dailly (Alpes vaudoises) illustre ce gigantisme avec ses tunnels et sa capacité d’accueillir une dizaine de milliers de soldats.

Alors petites visites « sous la neige » d’une partie de notre patrimoine.